le Château de Perdiguier


Des rois de France au patrimoine historique

From the french kingdom up to a historical heritage:












Peu après son édification en 1280, la Bastide d'En Auger est acquise en 1291 par le roi de France Philippe IV Le Bel.
Elle précède le château sur le site, et tient son nom du premier propriétaire du domaine, le seigneur Henri Auger d'Assignan.

Après Philippe Le Bel, la propriété demeure domaine royal sous le règne de sept rois de France, de 1291 à 1375.
En 1375, Jean Perdiguier, trésorier général de Charles V de France en Languedoc, reçoit du roi les "fiefs de Maraussan et Villenouvette", dont fait partie la bastide.

Quatre ans après, Perdiguier venu à Montpellier lever un impôt extraordinaire est assassiné le 25 octobre 1379, jour que l'histoire retient sous le nom de Soulèvement de Montpellier (Enluminure ci-dessus).
Probablement pour avoir entrepris l'extension de l'édifice qui deviendra château, Jean Perdiguier laisse son nom au domaine.

Pendant tout le XVIIème et le XVIIIème siècle, la seigneurie passe successivement, par les femmes, dans les familles d'Arnoye, de Rouch, de Lort de Sérignan...
C'est alors que la bâtisse connaît les modifications qui, les unes s'ajoutant aux autres, lui donnent sa silhouette actuelle (Voir l'analyse architecturale).

En 1793, le domaine est vendu comme bien national aux enchères.

Il est alors acheté par la famille Fernière.

À la fin des années 1960, menacé par un projet de route, et afin de bénéficier d'une protection, le Château de Perdiguier est inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques.


Shortly after its construction in 1280, the Ancient country-house was acquired in 1291 by king Philip IV of France.

It precedes the château on the site, and holds its name from the first owner of the estate, Lord Henri Auger of Assignan.

After King Philip IV, the property remains in the hands of kings of France, from until 1375, when it was presented by Charles V to Jean Perdiguier, royal treasurer to the Languedoc region.
In 1375, Jean Perdiguier received the estates of Maraussan and Villenouvette, of which is a part the ancient country-house.


Four years later, Perdiguier went to Montpellier to collect an extraordinary tax, and was murdered on October 25th, 1379, day which the history retains under the name of the Rebellion of Montpellier (Illumination above).
During all the XVIIth and the XVIIIth century, the seigneury passes successively, by the women, in the families of Arnoye, Rouch, Lort de Sérignan...
This is when the building knew the modifications which gave its current silhouette (See the architectural analysis).

In 1793, the domain is auctioned as national property.

It was then bought by the family Fernière.

At the end of 1960s, threatened by a project of a road, and to benefit from a protection, the Château de Perdiguier was registered as a Historic Monument.









Qui était Jean de Perdiguier ?

Who was Jean de Perdiguier ?





Le château qui porte son nom n'était pas encore château lorsque Jean de Perdiguier acquit la propriété en 1375.

L'édifice actuel s'articule autour d'une bâtisse de 1280, la Bastide d'En Auger, du nom de son premier propriétaire, le Seigneur Henri Auger d'Assignan. Elle constitue le cœur du château, qui a connu des transformations jusqu'au XVIIème siècle en terme de constructions, et jusqu'au XIXème en terme de destructions (tours tronquées pendant la révolution française, disparition d'un escalier dans la Cour d'Honneur, et d'une galerie à arcades.

Par un échange de fiefs entre Henri Auger et Philippe IV Le Bel, la propriété passe en Domaine Royal en 1291. Elle est alors Propriété du Royaume de France sous le règne de sept rois, jusqu'à celui de Charles V (1364-1380), qui concède à son clerc et trésorier général "de la Langue d'Oc", Jean de Perdiguier, le fief de Maraussan.
Charles V scelle l'octroie de la bastide par une lettre dans laquelle il est fait mention du vignoble, attestant de la production de vin à Perdiguier au Moyen Âge.

Désigné pour lever un subside extraordinaire afin de financer les conflits qui frappent le royaume à la fin du XIVème siècle, Jean de Perdiguier trouve la mort lors du Soulèvement de Montpellier, le 25 octobre 1379, face à l'exaspération d'une population déjà écrasée d'impôts.
Possiblement à l'origine des premières interventions qui transformèrent l'architecture de la Bastide d'En Auger, Jean de Perdiguier a marqué de son empreinte le domaine qui porte encore aujourd'hui son nom.


The château which bears its name was not yet a château when Jean de Perdiguier acquired the property in 1375.
The current building is articulated around a building of 1280, the Ancient country-house "d'En Auger", from the name of the first owner, Lord Henri Auger d' Assignan. It constitutes the heart of the château, which knew changes until the XVIIth century in term of constructions, and until the XIXth in term of destructions (towers truncated during the French revolution, the disappearance of a staircase in the Main courtyard, and a arches gallery.


By an exchange of fiefs between Henri Auger and Philippe IV "Le Bel", the property passes in Royal Domain in 1291. It is then Property of the Kingdom of France under the reign of seven kings, until that of Charles V (1364-1380), which grants to his clerk and general treasurer "of the Langue d'oc", Jean de Perdiguier, the fief of Maraussan.
Charles V grants him of the ancient country-house by a letter in which is mentioned the vineyard, giving evidence of the production of wine to Perdiguier in the Middle Ages.


Appointed to collect an extraordinary subsidy to finance the conflicts which strike the kingdom at the end of the XIVth century, Jean de Perdiguier dies during the Rebellion of Montpellier, on October 25th, 1379, in front of the exasperation of a population already crushed by taxes.
Possibly at the origin of the first interventions which transformed the architecture of the Ancient country-house, Jean de Perdiguier marked with his imprint the domain which bears even today its name.








Le château et les artistes








De Jean-Marie Amelin en 1833, à Plantu en 2014, le Château de Perdiguier continue d'inspirer les artistes. Hamid Loukil au printemps 2016, puis Hakim Tourdiev, sont venus installer leur chevalet devant la façade ouest et dans la cour d'honneur.  Depuis le début des années 2000, de nombreux peintres ont donné leur vision du château, dans une diversité de styles dont témoignent les barriques décorées qui participent au cachet du chai de Perdiguier.  
À la fin de l'été 2015, Kenji Kawamura offrait un nouveau regard sur le château, depuis la route de Tabarka. Il montre la façade est du château et la bastide originelle sur la droite. Ce nouveau regard est davantage un style qu'une question de perspective, un trait instantanément reconnaissable.  
Les vins de Perdiguier inspirent eux aussi. C'est pour l'étiquette du millésime 2013 de la cuvée Les Filles de Perdiguier, que Plantu a dessiné le château, une cuvée habituellement habillée par Pierre Cornudet.

Jean-Marie Amelin, dessinateur et aquarelliste, est né en 1785 à Versailles. Il obtint un poste de professeur de dessin à l'école régimentaire du Génie d'Alexandrie (dans le Piémont), de Grenoble, de Lyon, de La Rochelle et enfin de Montpellier de 1816 à 1852. Fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1847. Amelin meurt le 27 septembre 1858 à Paris. Il était un observateur passionné de tout ce qui l'entourait. Plus de 2000 dessins d'une extraordinaire précision concernent ses randonnées dans l'Hérault. Environ 200 d'entre eux portent sur les villages du Nord de Montpellier. Par chance, Jean-Marie Amelin est venu deux fois au Château de Perdiguier, et laisse un témoignage précieux, puisque l'un des deux dessins représente l'entrée de la cour d'honneur, surmontée de la galerie à arcades, depuis disparue, et dont c'est la seule représentation connue à ce jour. Jean-Marie Amelin tenait de véritables «carnets de voyage» sur tout ce qu'il rencontrait. Il a publié un premier «Guide du voyageur dans l'Hérault» en 1827 et il existe un manuscrit complémentaire qu'il a tenu jusqu'en 1843.

Plantu, dessinateur de presse et caricaturiste né en 1951  à Paris, crée également des sculptures (figurines de ses personnages). Il publie son premier dessin dans Le Monde en octobre 1972, sur la guerre du Vietnam. Il en illustre quotidiennement la une à partir de 1985. De 1980 à 1986, il collabore avec le journal Phosphore et publie dès 1991, une page hebdomadaire dans L'Express. La même année, il obtient le « Prix du document rare » au Festival du Scoop d'Angers, pour avoir fait apposer sur le même dessin les signatures de Yasser Arafat et Shimon Peres, un an avant les Accords d'Oslo. En 2006, Plantu et le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, prix Nobel de la Paix en 2001, organisent à New York un colloque qui sera à l'origine de Cartooning for Peace, association défenant la liberté d'expression des dessinateurs de presse dans le monde entier et qui regroupe à ce jour, 130 dessinateurs.
Il a publié plus de 60 recueils de ses dessins (Le Monde éditions, Le Seuil).

Hamid Loukil, après les Beaux-Arts de Toulouse en section gravure, fait une carrière de peintre illustrateur et de photographe. Aujourd'hui, son médium de prédilection est l'aquarelle pour sa grande simplicité de mise en oeuvre, la saturation et la transparence de ses pigments. Mais c'est à l'huile qu'il a superbement rendu la lumière printanière sur le Château de Perdiguier en 2016.

Hakim Tourdiev, né en 1958 en Chine, a grandi à Tashkent et a étudié la peinture à l'Académie royale des beaux-arts de La Haye.  
Portraitiste de la reine des Pays-Bas, il a exposé son travail en Inde, au Japon, aux Etats-Unis, en Europe, et en 2016 au Château de Perdiguier, qui lui a inspiré deux peintures.
On peut aujourd'hui admirer ses travaux à Moscou, au Musée Tretyakov ou au Prinzenhof Museum de Delft.

Kenji Kawamura, quand il n'habite pas à Tokyo, c'est peut-être qu'il se balade dans le sud de la France. Amoureux de ses campagnes et de la lumière de ses paysages, il travaille actuellement à un projet de livre d'illustrations qui leur est consacré.
La finesse de son trait et le foisonnement de détails donnent une des représentations les plus vivantes du Château de Perdiguier.

Pierre Cornudet, artiste-peintre franco-québécois, né en 1957 à Montréal, est aussi musicien et poète. En 1980 il commence à se faire connaître sous le pseudonyme « Anonyme Sanregret » par des écrits et de la poésie. Simultanément, la musique l'occupe au sein d'un groupe « très éclate ». En 1986, il arrête sa carrière musicale pour se consacrer à la peinture et réalise de nombreuses expositions. Peignant à l'acrylique sur toile, il utilise une technique pointilliste.
Il réinterprète des oeuvres célèbres ou crée des séries plus personnelles sur des sujets très variés.
La peinture de Cornudet transforme tout dans un univers labyrinthique d'explosions colorées. Ses tableaux transmettent de la joie et une exceptionnelle puissance vitale, mais aussi de l'humour et de la poésie et s'ils ne peuvent pas changer le cours du monde, ils font néanmoins du bien à l'âme.
Depuis  1987 à 1991, Pierre Cornudet a présenté son travail lors de nombreuses expositions au Québec, en Suisse ou en France, et notamment au Château de Perdiguier. Il est depuis 2012 le créateur de l'étiquette de la cuvée Les Filles de Perdiguier.


SCEA FERACCI - DOMAINE DE PERDIGUIER 34370 MARAUSSAN - Tél. 0467903744

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